Les contrats de travail

Le Contrat d’Insertion des jeunes dans la Vie Sociale (CIVIS) est conclu entre un organisme sans but lucratif (association, comité d’entreprise, fondation, congrégation religieuse…) et un jeune sans emploi de 18 à 22 ans révolus, peu ou pas qualifié, le contrat d’insertion dans la vie sociale (CIVIS) se caractérise par :
•  la conclusion préalable d’une convention ;
•  une durée déterminée ;
•  des aides financières accordées à l’employeur.
 
A savoir ! 
Une loi (en projet) devrait compléter ce dispositif en prévoyant un accompagnement des jeunes vers l’emploi et également lors d’un projet de création ou reprise d’entreprise.

Les bénéficiaires

Sont visés, les jeunes porteurs d’un projet personnel à vocation sociale et humanitaire (actions dans le domaine de l’intégration, de la politique de la ville et du sport…) :
• sans emploi ;
• âgés de 18 à 22 ans révolus. Dérogation possible pour les plus de 22 ans à condition que la fin du contrat intervienne avant leur 25ème anniversaire ;
• avec un niveau de qualification au plus égal au baccalauréat (général, technologique ou professionnel) ou ayant abandonné leurs études avant l’obtention d’un DEUG, BTS, DUT…

 

Les caractéristiques

La conclusion préalable d’une convention
Avant toute embauche dans le cadre d’un CIVIS, une convention doit être conclue entre l’employeur et l’Etat (et une ou plusieurs collectivités territoriales).
La convention précise pour chaque contrat de travail :
• l’activité confiée au jeune ;
• la durée du travail du jeune ;
• les objectifs fixés pour assurer au jeune un parcours personnalisé, les actions de formation, de tutorat, de professionnalisation et de validation des acquis destinées à préparer l’accès à l’emploi à l’issue du contrat ;
• la convention collective éventuellement applicable ;
• le montant et les modalités de versement des aides ;
• les modalités du contrôle et de l’application de la convention.

Un contrat de travail à durée déterminée
Conclu pour une durée maximale de 3 ans, le CIVIS est un contrat de travail soit à temps plein, soit à temps partiel (mi-temps minimum).
Si l’embauché est un jeune de plus de 22 ans, la durée du contrat est ajustée de façon à ce que l’échéance du contrat intervienne avant qu’il ait 25 ans. Dans tous les cas le jeune peut entrer dans le dispositif à partir de 18 ans et jusqu’à 22 ans révolus( soit jusqu’à son 23ème anniversaire).

Une mention à préciser: " ce contrat est conclu dans le cadre d’une convention CIVIS ".
L’employeur s’engage à définir et à actualiser périodiquement avec le jeune une fiche d’attestation d’activité (remise au jeune en fin de contrat) qui précise notamment :
• les activités du jeune, leurs modalités d’exécution et les résultats obtenus,
• les bilans réalisés et les formations suivies ;
• les démarches engagées en vue de la validation des acquis de l’expérience du jeune.

Au terme du contrat :
• aucune indemnité de fin de contrat n’est due (sauf disposition conventionnelle plus favorable) ;
• la demande de convention est individuelle et porte sur un contrat et non sur un emploi. Toute rupture de contrat met fin à la convention ;
• Tout nouveau recrutement sur un même emploi nécessite l’élaboration d’une nouvelle convention.

Des aides financières accordées à l’employeur
Une aide de l’Etat peut être versée pendant toute la durée du contrat. Son montant est au maximum égal à :
• 66 % du Smic lorsque l’activité est développée dans les domaines de l’aide aux personnes menacées d’exclusion, de l’aide aux personnes âgées ou handicapées, du lien social dans les quartiers relevant de la politique de la ville, de la politique de l’intégration ou du sport ;
• 33 % du Smic pour les autres activités.

Cette aide est calculée forfaitairement sur la base du taux horaire du Smic, cotisations et contributions patronales de toutes natures comprises.

Si le jeune est à temps partiel, l’aide est proratisée.

L’aide de l’Etat peut être complétée par :
• l’aide d’une ou plusieurs collectivités territoriales ;
• une autre aide forfaitaire de l’Etat réservée à l’accompagnement, l’encadrement et la formation du jeune (dans la limite d’un montant annuel de 2 400 €). Et ce, si le jeune rencontre des difficultés particulières d’insertion.

 

Pour tout renseignements :

Direction du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (DDTEFP) au 03 85 32 72 00

 

Source: Flash info association, DDJS et www.travail.gouv.fr

Dans le cadre de l’année européenne de l’éducation par le sport, le ministre des sports a souhaité valoriser fortement le fonction éducative et l’utilité sociale du sport. Ainsi le sport est inscrit dans les domaine prioritaires.

Les emplois crées devront permettre notamment:

·                 de lutter contre les incivilités et les violences à l’occasion de manifestations sportives.

·                 de développer les activités sportives à caractère éducatif (s’inscrivant par exemple dans le cadre des contrats éducatifs locaux).

·                 de favoriser les activités s’appuyant sur le sport comme facteur de cohésion sociale (s’inscrivant par exemple dans le cadre de la politique de la ville.

Source: BOS N°4, 29 février 2004, instruction n°04-036 JS du 25/02/04

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En Saône et Loire, 90 CIVIS peuvent être conclus.

En ce qui concerne le CIVIS Sport, déjà 4 contrats ont démarré.

 

Pour présenter une candidature CIVIS, le jeune doit, projet en main et appuyer par sa structure, contacter la Direction Départementale du Travail, de l’Emploi, et de la Formation Professionnelle afin que ce dernier étudie le projet en commission.

 

22/06/04