Les contrats de travail

Le Contrat d’Accès à l’Emploi (CAE) est réservé aux employeurs des départements d’Outre-mer et à la collectivité territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon, le CAE vise à favoriser l’embauche de personnes rencontrant des difficultés particulières d’accès à l’emploi.

 

Les bénéficiaires

Le contrat d’accès à l’emploi est réservé aux personnes rencontrant des difficultés particulières d’accès à l’emploi :
• demandeurs d’emploi inscrits pendant au moins 12 mois dans les 18 mois précédant l’embauche,
• bénéficiaires du RMI ainsi que leur conjoint ou concubin,
• bénéficiaires de l’allocation spécifique de solidarité (ASS),
• travailleurs reconnus travailleurs handicapés et autres bénéficiaires de l’obligation d’emploi,
• certains jeunes non diplômés,
• jeunes dont le contrat emploi jeune prend fin avant le 1er janvier 2008,
• jeunes sans emploi depuis la fin de leur service national (terminé depuis 6 à 12 mois), et qui étaient auparavant demandeurs d’emploi de longue durée (inscrits pendant 12 mois au cours des 18 mois précédant leur incorporation),
• détenus libérés.

 

Les employeurs

Toutes les entreprises des départements d’outre-mer et de la collectivité territoriale de Saint-Pierre et Miquelon assujetties aux cotisations Unédic, ainsi que les employeurs de pêche maritime, peuvent conclure des contrats d’accès à l’emploi.
Une condition à respecter : être à jour de ses obligations sociales et fiscales.

 

Les caractéristiques

Un contrat de travail rémunéré
Le contrat de travail peut être conclu :
• à durée indéterminée
• à durée déterminée, de 12 à 24 mois (jusqu’à 30 mois pour les bénéficiaires du RMI).

Le bénéficiaire du contrat d’accès à l’emploi est salarié de l’entreprise.
Il perçoit une rémunération au moins égale au SMIC ou au minimum conventionnel applicable dans l’entreprise.

Une durée de travail minimum
La durée hebdomadaire prévue dans le contrat de travail ne doit pas être inférieure à 16 heures, sauf pour les personnes handicapées contraintes à des horaires limités.
La durée du travail peut être calculée en moyenne sur le mois ou sur l’année.

Une formation pour le salarié
Le salarié peut bénéficier d’une formation de 200 à 1000 heures afin d’occuper le poste proposé.
La formation doit se dérouler pendant le temps de travail et être organisée dans un organisme de formation externe ou interne à l’entreprise avec lequel l’employeur a conclu une convention de formation.

L’opportunité de cette formation est appréciée au cas par cas par l’ANPE.

Les avantages financiers pour l’employeur

• 
Exonération des cotisations patronales de sécurité sociale (assurances sociales, accidents du travail, allocations familiales)
L’exonération porte sur la seule partie de la rémunération n’excédant pas 1,3 x SMIC et sa durée varie en fonction de la durée de contrat :
- 24 mois pour un CDI,
- toute la durée du contrat pour un CDD.

Deux cas particuliers concernant la durée de l’exonération :
- elle est portée à 30 mois pour les bénéficiaires du RMI,
- et versée toute la durée du contrat pour les personnes âgées de 50 ans à moins de 65 ans inscrites comme demandeurs d’emploi depuis plus d’un an, bénéficiaires du RMI sans emploi depuis plus d’un an ou handicapées.

• 
Aide forfaitaire de l’Etat, pour certains contrats d’accès à l’emploi

 

Lorsque le salarié est à temps partiel, l’aide forfaitaire est proportionnelle à la durée de travail effectuée.

• 
Aide à la formation
Si une formation est organisée au profit du salarié, une aide à la formation peut être accordée à l’entreprise.
Montant maximal : 7,62 € par heure de formation, dans la limite de 1000 heures.

Attention ! L’exonération, l’aide forfaitaire de l’Etat et l’aide à la formation ne sont cumulables avec aucune autre aide à l’embauche à l’exception de l’abattement forfaitaire des cotisations patronales de sécurité sociale accordé aux entreprises ayant conclu un accord de réduction anticipée de la durée du travail (loi Aubry I).

• 
Effectifs de l’entreprise
Le salarié en CAE n’est pas pris en compte dans l’effectif de l’entreprise, sauf pour la tarification Accidents du travail, pendant deux ans au plus (30 mois pour les bénéficiaires du RMI).

Rupture du contrat de travail
L’employeur doit rembourser l’intégralité des sommes reçues de l’État en cas de rupture d’un contrat d’accès à l’emploi :
• avant son terme s’il s’agit d’un CDD,
• avant la fin du 24ème mois s’il s’agit d’un CDI.
Exception : les sommes perçues pour les heures de formation déjà réalisées ne sont pas remboursées.

En cas de démission du salarié ou de rupture du contrat pendant la période d’essai pour faute grave du salarié ou force majeure, l’employeur conserve le bénéfice des exonérations correspondant aux rémunérations déjà versées et des aides correspondant au nombre de mois de travail complets effectués par le salarié.

Les formalités à respecter
L’employeur doit conclure une convention avec l’ANPE.
Dans un délai maximal d’un mois après l’embauche, il doit déposer une demande de convention, accompagnée d’une copie du contrat de travail et d’un relevé d’identité bancaire (RIB) auprès de l’agence locale de l’ANPE .

En l’absence de refus de l’ANPE dans un délai d’un mois à compter du dépôt de la demande, l’aide est accordée.

Les entreprises ayant procédé à un licenciement économique dans les 6 mois précédant l’embauche doivent demander l’autorisation préalable de la DDTEFP avant l’embauche en CAE.

A défaut de réponse de la DDTEFP dans un délai d’un mois, l’accord est acquis.

 

Source: www.travail.gouv.fr

Depuis mars 2004, le champ d’application du CAE est élargi. Aussi, dorénavant peuvent bénéficier du CAE dans tous les départements concernés, les personnes âgées de plus de 50 ans et de moins de 65 ans relevant de l’une des catégories suivantes:

      - les demandeurs d’emploi inscrits pendant au moins douze mois au cours des dix-huit derniers   mois,

      - les bénéficiaires de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés,

      - les allocataires du RMI sans emploi depuis plus d’un an.

Par ailleurs, les durées d’inscription comme demandeur d’emploi exigées pour accéder au CAE sont prolongés des périodes de stages de formation et des périodes pendant lesquelles les intéressés ont bénéficié d’un contrat aidé (CES, CEC, …) ou des périodes d’indisponibilités dues à une maladie, une maternité ou un accident du travail.

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