Evénement fort en symbolique, vendredi a été signé le
premier « micro-projet » bourguignon entièrement financé par
l'Europe. C'est en effet l'association APSEL Saône-et-Loire (association
profession sports & loisirs), créée en janvier dernier, qui est au terme
d'une convention avec la direction régionale du travail, désignée organisme
intermédiaire régional pour distribuer le Fonds social européen (mesure 10B)
en Bourgogne.
Cette mesure est en l'occurrence destinée à l'émergement et la mise en
œuvre de micro-projets en faveur de l'emploi et de l'insertion
professionnelle. Faciliter l'accès à l'emploi de personnes en grande
difficulté, développer des projets d'économie sociale et solidaire, engager
des actions en faveur de l'égalité des chances entre les femmes et les
hommes. sont les actions typiques que peuvent conduire des petites
associations, des individuels, des coopératives, SCIC, couveuses d'activités
etc. Et pour une fois il n'est pas nécessaire d'obtenir des cofinancements,
l'aide européenne (plafonnée à 23 000 € sur 36 mois) pouvant couvrir
100 % des besoins.
Quatre projets sur six ont obtenu un avis favorable lors du premier comité
de sélection organisé par l'APSEL en juin dernier (13 nouveaux micro-projets
seront examinés le 21 septembre). Et c'est le premier d'entre eux qui a
été conventionné hier à Mâcon au bénéfice d'une association basée à Saisy
dans l'Autunois : Des Pastels d'Arthus. Son président, Laurent Ledoit a
donc signé hier avec le président de l'APSEL Marius Viero, cette convention
qui lui permet d'obtenir 21 725 €.
Nommé « Plan d'action solidaire au travers de l'expression
ludographique », le micro-projet se déroulera pendant un an à Épinac.
La subvention européenne permet l'embauche d'une personne qui encadrera la
création d'ateliers d'arts graphiques destinés à douze personnes de
l'Autunois-Morvan actuellement en grande difficulté : chômeurs de longue
durée, Rmistes, femmes au foyer, adultes sans qualification, demandeurs
d'emploi, handicapés etc.
Par la découverte de leur propre valeur personnelle, de leur capacité à
travailler et à s'insérer dans un projet qui aboutira à une exposition à
Autun, les bénéficiaires prendront confiance en eux et se donneront ainsi de
meilleures chances d'insertion dans la société et le monde du travail. Un
comité de pilotage les suivra pas à pas.
Denis Wuyam